L’arrivée de l’Internet a bouleversé notre rapport à notre environnement parce qu’elle a modifié notre rapport à l’information : les sources d’information sont devenues plus proches de nous et plus nombreuses. Le web 2.0 va encore plus loin, en plaçant l’internaute au centre de l’Internet, lui permettant d’interagir avec d’autres personnes, de créer des réseaux pour partager et commenter des données. Ce nouveau web collaboratif révolutionne notre modèle économique et social. Peut-être en effet que la révolution technique qui caractérisait la naissance de l’Internet est finie et que les techniques ne font plus que se perfectionner.
Mais le web 2.0 est un autre type de révolution : c’est une révolution économique et sociale. Les évolutions technologiques ont permis de développer des applications qui bousculent aujourd’hui nos conceptions classiques de l’économie et de la vie sociale. Les exemples sont nombreux des problématiques socio-économiques qui jouent sur l’environnement des entreprises.
Dans le cas des sites marchands, on pensait qu’il n’y avait plus à prendre en compte les économies d’échelle. Or il y en a toujours, mais elles fonctionnent différemment. Alors que pour un magasin traditionnel les économies d’échelle jouent sur les conditions d’achat que l’on peut obtenir des fournisseurs, ou sur son espace et son personnel ; pour un site elles vont jouer en plus sur ses capacités d’accueil (entendues comme le nombre de clients ou de commandes que la logistique du site et son personnel peuvent gérer). On peut ainsi augmenter progressivement le nombre de ses clients pour un coût moindre et sans augmenter en proportion le personnel. L’enjeu fondamental est la gestion de la logistique qui doit maintenir le niveau de service pour fidéliser les clients sur un web très versatile.
Jouer de cette façon sur la capacité d’accueil d’un site en investissant beaucoup dès le départ sur les nouveaux clients permet de construire une marque avant d’élargir l’offre, à l’image de ce qu’a fait Amazon.

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